Tendons : un peu de mécanique

Rupture des tendons

Les tendons sont plus résistants que les muscles, ils sont soumis à des forces de tension et de compression qui peuvent supporter 17 fois le poids corporel total moyen d’un individu. Le tissu tendineux est capable de modifier sa structure, et sa composition est fonction des contraintes mécaniques qu’il subit.

L’entraînement physique induit des modifications mécaniques et biochimiques permettant de rendre plus résistant un tendon.
Des travaux récents chez l’homme ont montré une augmentation du turnover du collagène de type I après exercice physique. Au cours d’un exercice physique de 60 minutes, la synthèse de collagène est augmentée de 100 % et se poursuit, de façon moindre, pendant 3 jours. Le turnover protéinique est également accéléré pendant
1 à 3 jours après l’exercice. L’effet de l’exercice physique peut devenir délétère lorsque les séances d’entraînement sont trop proches, le catabolisme devenant alors majoritaire. L’hypertrophie tendineuse et l’augmentation de la résistance mécanique du tendon résultent d’un entraînement régulier et progressif.

À l’inverse, un étirement excessif ou des contraintes déséquilibrées ont tendance à accroître la production de médiateurs de l’inflammation et à créer des lésions tendineuses aiguës ou chroniques.

Il existe donc une adaptation du tissu tendineux aux contraintes mécaniques ; cette mécanotransduction se fait tant à l’échelle macroscopique que moléculaire.

Les enthèses supportent des forces de tension, compression et de cisaillement pouvant être 4 fois supérieures à celles observées dans la portion moyenne du tendon.

courbe deformation tendons

La courbe typique de déformation d’un tendon par étirement montre une première phase, de croissance exponentielle qui correspond à la mise en tension progressive des fibres tendineuses.
À partir du moment où toutes les fibres tendineuses sont tendues, une seconde phase linéaire fait suite jusqu’à environ 4 % d’élongation (cette phase linéaire permet de calculer le module de Young du tendon, c’est-à-dire la pente de la courbe).
La troisième portion de la courbe est extraphysiologique, elle va de 4 % d’élongation, limite maximale de rupture microscopique, à 10-14 % d’élongation, limite à laquelle on peut observer les premières lésions macroscopiques.
Cette phase se poursuit par une dernière portion de courbe en plateau qui va jusqu’à la rupture tendineuse.

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